Blogue ·

Taux d’allocation automobile de l’ARC pour 2026 (avec 2024 et 2025)

Les taux au kilomètre que l’ARC juge raisonnables pour 2024, 2025 et 2026, le sens des deux paliers, et un exemple calculé pour 6 200 km.

Chaque janvier, le ministère des Finances annonce les taux au kilomètre que l’Agence du revenu du Canada considérera comme raisonnables pour l’année qui commence. Les chiffres bougent d’un cent ou deux, ce qui passe facilement inaperçu, et la structure derrière les chiffres est souvent mal comprise. Voici le tableau, le sens des paliers, et la façon de transformer une année de conduite en montant.

Le tableau

AnnéePremiers 5 000 kmChaque km au-delàSupplément dans les territoires
202470 ¢64 ¢4 ¢
202572 ¢66 ¢4 ¢
202673 ¢67 ¢4 ¢

La colonne des territoires vise la conduite au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. On ajoute 4 ¢ aux deux paliers, ce qui donne 77 ¢ et 71 ¢ en 2026.

Ce que veulent dire les deux paliers

Le taux est échelonné par kilomètre, pas par mois ni par déplacement. Les 5 000 premiers kilomètres d’affaires de l’année civile donnent droit au taux élevé. Chaque kilomètre d’affaires suivant donne droit au taux réduit. Le compteur repart à zéro le 1er janvier.

Deux conséquences pratiques.

D’abord, la moyenne au kilomètre baisse au fil de l’année. Une personne qui parcourt 20 000 km d’affaires ne touche pas 73 ¢ partout. Elle touche 73 ¢ sur les 5 000 premiers et 67 ¢ sur les 15 000 autres, soit environ 68,5 ¢ en moyenne.

Ensuite, l’ordre des déplacements compte pour les montants mensuels. Pour savoir ce que mars a rapporté, il faut savoir combien de kilomètres étaient déjà inscrits en janvier et en février. Un registre qui ne garde que des totaux mensuels peut encore être chiffré, mais seulement dans l’ordre des dates.

À qui s’adresse le taux d’allocation

C’est ici que bien des gens se trompent. L’ARC publie ces taux pour les employeurs. L’article 7306 du Règlement de l’impôt sur le revenu les fixe par personne et par année d’imposition, pour une ou plusieurs voitures, comme plafond de ce que l’employeur peut déduire, et l’ARC considère les mêmes chiffres comme une allocation au kilomètre raisonnable, non imposable, pour un employé qui se sert de sa propre voiture pour le travail. Si l’employeur paie au taux publié ou en dessous, d’après des kilomètres réellement parcourus pour le travail, l’allocation n’est pas un revenu imposable. Si l’employeur verse un montant mensuel fixe sans lien avec les kilomètres, ou un taux que l’ARC juge déraisonnable, l’allocation devient imposable et l’employé peut plutôt déduire ses dépenses réelles × la part d’utilisation pour l’emploi à la ligne 22900, avec un T2200 signé. L’employé qui reçoit une allocation raisonnable ne peut normalement rien déduire en plus.

Si vous êtes travailleur autonome, le taux d’allocation n’est pas votre déduction. Les travailleurs autonomes déduisent, sur le formulaire T2125, la part d’usage commercial des frais réels du véhicule : carburant, assurance, entretien, immatriculation, intérêts, déduction pour amortissement, et ainsi de suite, la part étant les kilomètres d’affaires sur les kilomètres totaux. Pour 2026, les plafonds sont de 39 000 $ de coût en capital pour une voiture de la catégorie 10.1, 61 000 $ pour un véhicule zéro émission de la catégorie 54, 1 100 $ par mois de frais de location et 350 $ par mois d’intérêts, avant taxes. Le taux au kilomètre reste une bonne façon d’estimer ce que valent vos déplacements, et bien des petites entreprises s’en servent pour rembourser des sous-traitants, mais la déduction elle-même se construit à partir des reçus et d’un pourcentage d’usage commercial.

Quand une application affiche un montant au taux de l’ARC, lisez-le comme une estimation d’allocation. Pour un employé, c’est à peu près ce qu’un remboursement raisonnable donnerait. Pour un travailleur autonome, c’est un ordre de grandeur, et le vrai chiffre vient des dépenses.

Un exemple : 6 200 km en 2026

Supposons 6 200 km d’affaires en 2026, entièrement hors des territoires.

  • Premiers 5 000 km à 73 ¢ : 5 000 × 0,73 = 3 650,00 $
  • 1 200 km restants à 67 ¢ : 1 200 × 0,67 = 804,00 $
  • Total : 4 454,00 $

Les mêmes kilomètres au Yukon donneraient 5 000 × 0,77 plus 1 200 × 0,71, soit 3 850 $ plus 852 $, pour 4 702 $.

À titre de comparaison, les mêmes 6 200 km en 2025 valaient 5 000 × 0,72 plus 1 200 × 0,66, soit 4 392 $. La hausse de 2026 ajoute 62 $ sur l’année pour ce conducteur.

Mois par mois

Si l’employeur rembourse chaque mois, le chèque dépend de l’endroit où vous en êtes dans le palier de 5 000 km. Disons 1 300 km d’affaires par mois, à rythme constant. Janvier, février et mars sont entièrement dans le premier palier à 73 ¢, soit 949 $ chacun. Avril franchit la ligne : 1 100 km à 73 ¢ et 200 km à 67 ¢, pour 937 $. À partir de mai, tout est au second palier à 67 ¢, soit 871 $.

Un registre qui note chaque déplacement avec sa date rend ce calcul trivial. Un registre reconstitué de mémoire en fin d’année en fait une devinette.

Ce que les taux ne disent pas

Le taux publié ne mesure pas ce que la conduite vous coûte. C’est un chiffre de politique publique. Une grosse camionnette dans un hiver nordique coûte plus que 73 ¢ le kilomètre; une petite hybride sur l’autoroute coûte peut-être moins. Le taux est simplement la ligne que l’ARC ne contestera pas.

Les taux ne disent rien non plus sur les kilomètres qui comptent. Le trajet entre la maison et le lieu de travail habituel est personnel. Le trajet du bureau vers un client, entre deux chantiers, ou de la maison vers un client quand la maison est le lieu d’affaires, est généralement d’affaires. C’est le registre qui appuie cette répartition, et le taux ne s’applique qu’aux kilomètres que le registre appuie.

Garder le taux avec l’année

Un dernier point d’entretien. Si vous tenez un chiffrier ou une application, vérifiez que le taux enregistré avec chaque déplacement correspond à l’année du déplacement. Un déplacement de 2025 chiffré au taux de 2026 est une petite erreur, mais c’est le genre d’erreur qui pousse un vérificateur à regarder le reste de plus près. Conservez le registre six ans après la fin de l’année d’imposition qu’il appuie.

Odie contient la table de l’ARC ci-dessus pour 2024, 2025 et 2026 (source canada.ca, vérifiée le 23 août 2026), chiffre chaque trajet au taux de sa date et applique les paliers dans l’ordre des dates, de sorte que le montant de chaque mois reflète l’état du compteur annuel. Un interrupteur Territoires ajoute les 4 ¢, et une dérogation remplace le taux de l’année en cours pour un employeur qui paie un autre montant.


Sources

Rédigé par l’équipe Odie. Ceci n’est pas un avis fiscal; votre comptable connaît votre situation.

Votre prochain déplacement peut s’enregistrer tout seul.

Odie arrive bientôt. Laissez votre courriel sur la page Soutien et vous saurez quand l’app sort, rien de plus.

Bientôt sur l’App Store Soutien